Jean  MOURA

Jean, Raoul,  Moura est né en février 1895 dans la commune de Malause en Tarn-et-Garonne, fils d' Antoine Moura,  et de Jeanne Murguet (fille de patron de bateaux). Son père était patron de bateau sur le canal latéral de la Garonne. Son grand-père était également maître de bateaux sur Garonne, le métier se transmettait de père en fils.

Dès l'âge de 12 ans, il rejoint son père sur leur bateau le "Jean Bart" et apprend le métier de marinier, transportant des marchandises de Toulouse à Bordeaux. Il sera  patron de sa propre péniche à 17 ans !


En 1914, a 19 ans ; il est appelé  sous les drapeaux,  et rejoint le front. Il entre dans le 6ème Régiment du Génie, Compagnie 9/7 de la  153ème division, sous le commandement du général Goubeau.

Cette compagnie  livrera bataille pendant 43 mois  contre l’ennemi dans les lieux et tranchées  tristement célèbres aujourd’hui.


Il sera blessé à Neuville-St-Vaast en 1915 et au  Breuil (Aisne) en 1918,  mais refusera d’être évacué pour rester avec ses hommes. 


Toujours au milieu de la mitraille, sur les champs de bataille les plus meurtriers, Verdun, l'Aisne, Douaumont, Chemin des Dames, l’Artois, Neuville- St-Vaast, la défense de la Somme etc, il combat sans faillir pour la France sa patrie.


Puis il part pour la Campagne du Levant puis pour la Campagne du Maroc.


Il quitte l'armée en décembre 1929, épouse Odette Capmarty, une jeune-fille de son village  dont il aura trois enfants.


Il décède en février 1967.

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Noms des médailles :

voir ci-dessous

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Médaille de Chevalier de la Légion d'honneur

 

Fourragère (décoration rare et  exceptionnelle)

                                           PARCOURS MILITAIRE

 

 

 

GRADES :


Promu Caporal le 17 juin 1915

Promu Sergent le 1er janvier 1918

Promu Adjudant le 9 décembre 1922

Promu Adjudant-chef le 16 avril 1925

 

MEDAILLES


         (1)   Médaille de Verdun

         (2)   Médaille de la Somme

         (3)   Médaille de la Marne

         (4)   Commémoration de la grande guerre 14-18

         (5)   Médaille d’Arras 14-18

         (6)   Médaille interalliée française 14-18 ou  médaille de la Victoire

         (7)   Médaille interalliée belge 14-18 (décernée aux combattants français de l’Yser)

         (8)   Médaille coloniale du Maroc ( 2 agrafes)

         (9)   Médaille des  Blessés 14-18

         (10) Croix du combattant 14-18

         (11) Médaille militaire (pour 4 citations à l'ordre de l'armée, actes de courage, 2 blessures) ****     

         (12) Croix de guerre 14-18  (1 étoiles d'argent et 2 étoiles de bronze)

         (13) Croix de guerre du Maroc (1 étoile de bronze)

         (14) Médaille coloniale du Levant  (1 agrafe)

         (15) Médaille du Chevalier de la Légion d’Honneur

       (16) Fourragère* 14-18 (aux couleurs de la Croix de guerre) - La Compagnie 9/7 de la 153ème Division, classée au 1er rang des compagnies d'élites, a reçu  deux Citations à l'ordre de l'Armée  pour  actes héroïques  en février, mars 1916 et  en juillet 1918 (archives de la guerre).

 


 

 A noter:*« Quinze compagnies du 6e Génie ont obtenu, par leurs actes d'héroïsme au cours du premier conflit mondial (1914-1918), outre de nombreuses citations individuelles et collectives, deux citations à l'Ordre de l'Armée. NB : Seule l'unité citée, en l'occurrence, la compagnie, a le droit au port de ses décorations ».


 

 

1  -  GUERRE 1914-1918



Il est incorporé  au  6ème Régiment du Génie  à compter du  20 décembre 1914 et arrive au corps le 20 octobre 1914 à Angers. Le 17 juin 1915, il passe  à la  Compagnie 9/7 de la 153ème  Division, le 30 août 1919 à la Compagnie 9/4 de la 153ème Division, et le  13 septembre 1919 à la Compagnie 12/1 de la 153ème Division.

 

Le 6 novembre 1919, il est  affecté au 2ème Régiment du Génie.

 

 

  Campagnes de la 153ème Division (cf. ordre général de février 1919 du général Goubeau, page suivante)


1915 : Batailles de l’Yser, Lizerne, Stennstraat (Belgique), Artois, Souchez, Neuville-St-Vaast*, Champagne

1916 : Verdun, Douaumont, la Somme

1917 : L'Aisne, chemin des Dames, la Lorraine

1918 : Verdun, Villers-Cotterêts (Aisne)*, Champagne, Marne, Picardie


 

     BLESSURES :


- 22 juin 1915 à Neuville-St-Vaast (Pas de Calais),  blessé à la tête, il refuse de quitter ses hommes

- 19 juillet 1918 au village de Breuil  (Aisne), il est blessé à l’épaule,  au cours de l’attaque du village

 

 

     CITATIONS :


- 8 octobre 1915, par le Général commandant de la 153ème division,  « Etant blessé, n’a voulu être pansé qu’après tous ses camarades, et a accompagné l’un d’eux à l’ambulance ; a réclamé comme faveur de ne pas être évacué ».

- 5 août 1918 par le  Général Commandant de la 153ème  division,  « Energique et brave autant que dévoué, blessé au cours de l’attaque du 18 juillet 1918, a refusé de se faire évacuer pour rester à la tête de sa fraction pendant toute la durée de l’action ».

- 12 juillet 1918 par le Chef de bataillon Commandant de la 153ème  division, « Energique, plein d’allant, a été pour ses hommes au cours de l’attaque du 28 juin 1918 un exemple de bravoure et de sang-froid ».

 

     GRADES :


Il est caporal en  juin 1915

Il devient caporal-chef en janvier 1918


 

  DISSOLUTION DE LA 153ème Division en février 1919, et félicitations du Général GOUBEAU


Félicitations écrites du Général GOUBEAU à la 153ème  Division pour les courageux soldats des tranchées et  leurs rudes batailles : Yser, Lizerne, Stennstraat, Souchez, Neuville-St-Vast, Lieuville, Villers-Cotteret, la Somme, l’Aisne, la Champagne, la Marne, Verdun, Douaumont, Chemin des Dames, secteur de Lorraine,…. «…officiers et soldats de la 153ème, qui avez accompli ces choses…, et qui vous êtes montrés aussi modestes dans le succès que vaillants dans l’effort et simples dans le sacrifice…. je vous fais mes adieux et je salue vos drapeaux  à qui vous avez conquis une impérissable Gloire ».(cf. lettre entière page suivante).

 

 


2  -  LA CAMPAGNE DU LEVANT - GUERRE de SYRIE-SILICIE

 


"L'armée du Levant désigne les forces armées françaises qui occupent une partie de l’Asie Occidentale : le Levant.  En 1920, la France reçoit un mandat de la Société des Nations sur la Syrie et le Liban. Pour maintenir l'ordre sur ces territoires, la France constitue une force armée, l'armée du Levant. L'armée du Levant est complétée  par du  personnel recruté localement. Elle sera dissoute à la fin de la guerre, avec l'indépendance du Liban en 1943 et celle de la Syrie en 1944". 

 

Jean MOURA est affecté  au 33ème Bataillon du Génie.

 

 

Rôle du Génie : «Techniques d’attaques et de défense des places et  des postes, et constructions des infrastructures nécessaires aux armées ».


 

Jean MOURA arrive à Beyrouth le 20 janvier 1921, dans le 33ème Bataillon du génie, 2ème Compagnie.

En février 1921, il relève le sergent Jean Georges à la colonne Andréa à Aïntab, afin d’établir des passages pour ravitailler la ville.

D’avril à juin 1921, il part en détachement sur Katma, Alep, Deir Ez Zor (construction de ponts)

En octobre 1921, il est détaché à Sadjour (installation de la garnison)

En décembre 1921, il est détaché à Djérablous, (installation de garnison)

En février 1922, il est détaché à la mission de reconnaissance de l’Euphrate * Citation*

Puis en avril 1922, il rejoint Deir Ez Zor

En mars 1923, il est détaché à Alep, part pour Djerablous, sur la section des manœuvres, et l'organisation du poste.

En juin 1923,  il est de retour à Alep

Enfin, en juillet 1923, il embarque à Beyrouth pour la France

 

 

CI      CITATION :


    * Août  1922 * « Excellent sous-officier d’élite, alliant à des connaissances techniques très approfondies un excellent esprit militaire. Du 9 février au 1eravril 1922 s’est prodigué durant la reconnaissance de l’Euphrate dirigeant les manœuvres du bateau. Gravement malade, a refusé de se faire évacuer dans un poste pour continuer aux travaux de la mission. Dans la nuit du 25 mars 1922, a fait preuve de beaucoup de sang-froid et de calme en présence des manifestations hostiles des Chettouats, tribu insoumise ».

 

GR      GRADE :


Il est promu Adjudant en 1922

 


 

3 - CAMPAGNE DU MAROC - GUERRE du RIF



 

"Cette première guerre coloniale opposa les tribus rifaines aux armées, espagnole et française dans le Rif, chaîne de Montagne du nord du Maroc, entre 1921 et 1926. Cette guerre coloniale, violente, fut décisive dans l’histoire de l’anticolonialisme et dans la construction de la nation marocaine".

 

Jean MOURA arrive au Maroc en février 1924  au  31ème  Bataillon du Génie.

 

Il débarque à Casablanca en février 1924 ; il est affecté à la 1ere Compagnie du Génie marocain à Rabat, puis part à Fez. En avril 1924, il est affecté à la 2ème Compagnie du Génie marocain, et en 1926 à la 7ème compagnie.

Il dirige l’édification des camps et de leurs écuries, la construction des routes et des ponts notamment à Aïn Aïcha sur l’Ouergha en 1924.

            En novembre 1925, il est affecté à la sous-intendance militaire de  Taza 

            En octobre 1927, il est affecté à l' intendance militaire de Fez :* éloge*

            Enfin, en février 1928, il embarque à Oran pour la France

               

ELOGE :


   Eloge du Général commandant Apiano à la Compagnie 31/7 en 1927 * « félicite les officiers et sous-officiers du magnifique rendement fourni par cette belle unité, pour la construction de deux ponts de 30 mètres, de la route du Camp du Rocher, au repliement de la base de M’Jara, aux travaux de camp de Fez el Bali, au repliement du pont d’Assaka ».

 

           GRADE :


Jean MOURA est promu adjudant-chef le 16 avril 1926

 

 

4 - FIN DE CARRIERE MILITAIRE


 

 En février 1928, il débarque à Port-Vendres, et est admis dans le cadre des sous-officiers de

 carrière.

 En mai 1929, il est affecté au 2eme Régiment du Génie à Montpellier.

 

Il quittera l’armée en décembre 1929, et sera rappelé le 19 mars 1940 au dépôt d'infanterie coloniale  n°179  à Montauban, Tarn et Garonne.

Il sera dégagé de ses obligations militaires en décembre 1943.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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